Charte pour un Monde Vivable - 2 - Alimentation, eau, santé.

Publié le par mondevivable

L’homme, animal particulier, a besoin comme les autres espèces de respirer, se désaltérer et s’alimenter. Pour chaque individu humain, la satisfaction de ses besoins fondamentaux dépend à la fois de sa propre activité, des activités humaines socialement organisées, et de l’environnement naturel et artificiel dans lequel s’insèrent ces activités.
Son maintien en bonne santé en dépend également.

2.1. Air, Eau et Sols
NOUS VOULONS
A. Que l’air, l’eau, les sols et les sous-sols soient reconnus comme des biens communs de l’humanité, protégés contre la pollution ou le pillage, et qu’ils fassent l’objet d’une gestion collective raisonnée.
B. Que l’accès à l’eau potable, déjà reconnu comme un droit fondamental de chaque être humain, devienne effectif.
C. Que la ressource en eau soit l’objet d’un partage équitable entre communautés.
D. Que la gestion et la distribution de l’eau soient placées sous contrôle citoyen, reconnues comme services publics, et soustraites aux appétits des multinationales.
E. Que les zones humides et le cycle naturel de l’eau soient restaurés partout où c’est possible.
F. Que des mesures soient mises en place pour éviter le gaspillage de l’eau.
2.2. Alimentation, agriculture
NOUS VOULONS
Des politiques démocratiquement décidées et contrôlées à tous les niveaux (national, européen, mondial) et visant à :
A. Empêcher que l’alimentation soit employée, d’une manière ou d’une autre et par qui que ce soit, comme une arme contre des pays ou des populations.
B. Interdire la mainmise des multinationales sur la biodiversité sauvage et domestique par le brevetage du vivant.
C. Protéger la biodiversité naturelle, animale et végétale ; respecter l’animal sauvage, domestique ou d’élevage.
D. Appliquer le principe de précaution en matière d’agriculture et d’élevage, et notamment exclure la culture en plein champ d’organismes végétaux génétiquement modifiés (OGM) ou mutés.
E. Soutenir la transition des pratiques agricoles vers le respect de la planète (sol, sous-sol, air, eau, biodiversité, animaux d’élevage, santé humaine...) par une agriculture non chimique, naturelle, biologique, l’abandon des élevages industriels et une moindre consommation de protéines animales.
F. Favoriser la production locale pour une consommation locale et développer les circuits courts de production et de distribution.
G. Remplacer les aides financières actuelles de la Politique Agricole Commune européenne par des aides aux pratiques agricoles favorisant l’emploi, la qualité environnementale et la qualité alimentaire.
H. Donner la priorité absolue, aux niveaux national, européen et mondial, aux cultures vivrières et à la souveraineté alimentaire.
I. Face aux changements climatiques, rendre l’agriculture économe en eau, en intrants et en énergies fossiles.
J. Etablir un contrôle citoyen sur les institutions décisionnelles en agriculture, et sur les organismes de recherche.
2.3. Santé
NOUS VOULONS
A. Que la Sécurité sociale soit préservée et ses comptes équilibrés par le versement des sommes dues par l’Etat, la suppression de certaines exonérations de charges et l’ouverture du financement de la Sécurité sociale à d’autres sources que le salariat.
B. Que soient créées, maintenues ou rétablies toutes les infrastructures, y compris de proximité, nécessaires à la santé publique : hôpitaux, maisons de naissance, maisons de santé, maisons de retraite, services ambulatoires, services de suivi psychiatrique...
C. Que soit mis en place un système totalement indépendant d’expertise des médicaments, des systèmes de soin et de toutes les pratiques médicales.
D. Que le libre choix thérapeutique de chacun soit respecté, ainsi que son droit à mourir dans la dignité.
E. Que soient développées toutes les formes de prévention et d’éducation à la santé.
F. Que la recherche médicale cesse de dépendre d’émissions médiatiques ou de fondations privées ; qu’elle fasse l’objet d’un financement public, d’un contrôle citoyen et institutionnel (Cour des Comptes) et d’une communication transparente.
G. Que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) soit démocratiquement contrôlée et obtienne les budgets nécessaires à l’éradication des maladies endémiques, à la diffusion gratuite de médicaments anti-rétroviraux contre le SIDA, à la prévention des maladies, à la contraception et au planning familial.
H. Que l’OMS soit affranchie de toutes pressions contraires à sa mission première d’information transparente et de protection de la santé publique. En particulier, la résolution WHA 12-40 du 28 mai 1959 subordonnant à un accord de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) les recherches et publications de l’OMS relatives à la radioactivité ou considérées comme entrant dans le champ d’activité de l’AIEA, doit être abrogée.

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C
Magnifique,juste un oubli l'abolition de la vivisection,bien que vous parliez de respect de l'animal,d'une moindre consommation de protéines animal.Merci pour ce beau travail,je diffuse et partage.
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